Caricatures: "Comme la religion, la liberté d'expression est sacrée", juge Soheib Bencheikh (AP)

Publié le par Kad

L'ancien grand mufti de Marseille s'est déclaré opposé "à toute action en justice ou manifestation" contre la publication des caricatures.

Ancien grand mufti de Marseille, chercheur en science islamique et président du Conseil de réflexion et d'action sur l'Islam (CORAI), Soheib Bencheikh s'est déclaré lundi 13 février opposé "à toute action en justice ou manifestation" dans l'affaire des caricatures du prophète Mahomet.


Soheib Bencheikh s'exprimait lors d'une conférence de presse en marge d'un débat du CORAI sur "Le sacré, peut-on le critiquer ou en rire?", en présence de Jacques Ouaknin, ancien grand rabbin de Marseille, et Abderhamane Ghoul, président du Conseil régional du culte musulman.
Ce dernier s'est au contraire affirmé "solidaire" des actions en justice du Conseil français du culte musulman contre les journaux français ayant publié les caricatures.

Contre les récupérations

"En tant que musulman, mes sentiments et mes convictions sont froissés", a poursuivi Soheib Bencheikh. "Mais si les musulmans veulent vivre et cohabiter avec d'autres religions, d'autres philosophies, dans un espace areligieux qui accueille tout le monde, ils doivent s'apprêter à être choqués de temps en temps. Comme la religion, la liberté d'expression est sacrée.


De leur côté, les non-musulmans vont découvrir qu'il existe des yeux et des oreilles musulmanes qui écoutent et qui lisent. Cela se réglera naturellement".
Soheib Bencheikh a également mis en garde contre les récupérations et a "condamné fermement l'attitude scandaleuse du gouvernement iranien, de nature à confirmer les préjugés et le rejet de l'Islam ainsi que la thèse de la confrontation des civilisations".

(AP - 14/02/06)

Publié dans Revue de presse

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